À l’occasion du mois de la cybersécurité, la CNIL et la plateforme gouvernementale Cybermalveillance rappellent les bons réflexes à adopter.
Adresse mail, téléphone, mot de passe, IBAN, adresse postale, pièce d’identité : les données récupérées peuvent être utilisées pour tenter de vous escroquer. Les risques sont différents selon le cas.
Adresse mail ou numéro de téléphone : attention aux arnaques
Si votre adresse mail ou votre numéro de téléphone ont été compromis, le principal risque est de recevoir davantage de messages frauduleux. Un faux SMS de livraison, un mail qui semble provenir de votre banque ou d’une administration.
Ces tentatives d’arnaque peuvent être particulièrement crédibles lorsque les escrocs disposent déjà de votre nom, de votre adresse ou d’autres informations personnelles.
La CNIL recommande donc de redoubler de vigilance face aux messages inattendus, notamment lorsqu’ils contiennent un lien ou vous demandent de communiquer des informations confidentielles.
Mot de passe piraté : agir immédiatement
Si votre mot de passe a été compromis, le premier réflexe est de le modifier sur le compte concerné. Et si vous utilisez le même mot de passe sur plusieurs sites, il faut également le changer sur chacun d’entre eux.
Les pirates peuvent en effet tester automatiquement les identifiants volés sur d’autres plateformes, dans l’espoir d’accéder à vos comptes.
Autre précaution : activer la double authentification lorsqu’elle est proposée. En plus de votre mot de passe, une seconde vérification est nécessaire pour vous connecter.
IBAN ou carte bancaire : faut-il faire opposition ?
Tout dépend des informations qui ont été récupérées.
Si seul votre IBAN a fuité, il n’est généralement pas nécessaire de faire opposition ou de changer de compte bancaire. En revanche, surveillez régulièrement vos relevés et signalez rapidement à votre banque tout prélèvement suspect.
Si les informations de votre carte bancaire ont été compromises, c’est différent. Dans ce cas, contactez sans attendre votre banque pour déterminer les mesures à prendre, notamment une éventuelle opposition.
Pièce d’identité : surveiller les risques d’usurpation
Une copie de carte d’identité ou de passeport peut être utilisée pour usurper votre identité. Des escrocs peuvent notamment tenter d’ouvrir un compte bancaire ou de souscrire un crédit à votre nom.
Si votre pièce d’identité fait partie des données compromises, conservez toutes les preuves de la fuite, notamment les messages vous informant de l'incident. Si vous découvrez que votre identité a été utilisée frauduleusement, déposez plainte.
Un appel provenant soi-disant de votre banque peut sembler convaincant lorsque votre interlocuteur connaît votre nom, votre adresse ou même certaines de vos coordonnées bancaires. Ces informations peuvent justement provenir d’une fuite de données. Au moindre doute, raccrochez et contactez vous-même votre banque en utilisant son numéro officiel.
Source : franceinfo.fr
) et enfin sur Système et Informations système. Vous y verrez le nom de votre processeur et la quantité de mémoire RAM(ex: 8 Go ou 16 Go).